18 Feb, 2025
Le concept : la reconstruction du ligament rompu lui-même.
Il ne s’agit pas de traiter la laxité par une chirurgie compensatrice, mais de résoudre le problème à sa base, en reconstruisant le ligament rompu lui-même et viser à rétablir la stabilité du grasset dans toutes les positions par une technique peu invasive, peu traumatisante et permettre à l’animal un retour à son activité normale très rapidement, dès lors que la plaie est cicatrisée.
Pourquoi utiliser un implant synthétique ?
Les ligaments synthétiques sont utilisés en chirurgie humaine depuis 1992 (1).
Les ostéotomie nécessitent une phase de consolidation osseuse, les autogreffes ou allogreffes demandent une période de revascularisation qui prend du temps, alors que les ligaments synthétiques sont solides d’emblée. Le Z-lig (STIF - Pet Care) a été étudié durant 7 années afin de correspondre exactement aux besoins de l’animal en terme de biomécanique et de biocompatibilité, pour des gabarits de 5kg à plus de 81kg, dont l’implant le plus résistant a une rupture à 6 000N de tension.
L’intérêt mécanique et biologique des fibres libres:
Le Z-lig est l’évolution du ligament synthétique à fibres libres utilisé en chirurgie humaine. Il est plus petit mais 3 fois plus solide, grâce à la nouvelle génération de fibres qui le composent, et à son architecture unique : les fibres libres. Placées dans l’articulation, elles sont spécifiquement adaptées aux forces simultanées de tension, flexion, et surtout torsion. Elles ne se coupent pas entre elles contrairement à des fibres tissées, tressées ou tricotées. De plus, leur architecture très poreuse permet aux fibroblastes de coloniser cette portion de l’implant lorsqu’un reliquat de ligament en bon état existe.
Une méthode peu invasive et une récupération rapide.
Plusieurs études anatomiques ont montré qu’il existe un point isométrique sur la face interne du condyle externe (2), qui se situe au centre de l’arc-de-cercle de 140° formé par la partie postérieure du condyle externe. La technique chirurgicale mise au point permet de placer le ligament synthétique dans cette zone isométrique du fémur, afin de limiter les variations de longueur de l’implant dans l’articulation entre la flexion et l’extension, et ainsi réaliser une reconstruction physiologique sans modifier l’architecture du grasset : seulement 4 tunnels osseux sont réalisés.
Références:
(1) Kai Gao, M.D., Shiyi Chen, M.D., Ph.D., Lide Wang, M.D., Weiguo Zhang, M.D. Yifan Kang, M.D., Qirong Dong, M.D., Haibin Zhou, M.D., and Linan Li, M.D. Anterior Cruciate Ligament Reconstruction With LARS ArtificialLigament: A Multicenter Study With 3- to 5-Year Follow-up. The Journal of Arthroscopic and Related Surgery, Vol 26, No 4 (April), 2010: pp 515-523
(2) Cazenave A, Laboureau J.P. (1990) Reconstruction isométrique du ligament croisé antérieur. Détermination pré et per opératoire du point fémoral (Rev. Chir. Orthop. Vol 76:288-292).
Plusieurs ressources scientifiques sont consultables sur le site internet www.stif-petcare.com